19/02/2008

Billet du mort

robbe-grillet

L'Année dernière à Marienbad, Alain Robbe-Grillet encore.

Ce 18 février, il s'est éteint à jamais.

Th. V.W.

08:19 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Tableau noir | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : scenariste, robbe-grillet, cinema, marienbad |  Facebook |

13/02/2008

Bye, bye Roy

Roy Scheider1
 

Acteur injustement méconnu, Roy Scheider donna son plus grand rôle en incarnant le double de Bob Fosse dans All that jazz, le meilleur musical jamais tourné à ce jour. Parce qu'il est d'une inventivité de tous les instants. Parce qu'il parle d'amour, de danse, de tragédie familiale, de passion, d'excès, de trahison, de père manquant, de l'inutile et vivifiant combat humain contre les lois naturelles, de foi et, surtout, de la mort, mise en scène comme une partenaire estimée dans une existence menée à un train d'enfer. All that jazz est un puissant voyage métaphysique au pas de deux vers l'inéluctable fin.

Espérons pour Scheider, arrivé un peu à l'avance au terminus en ce doux mois de février, que la Faucheuse présente les traits idéaux et rassurants de la splendide Jessica Lange... 

Lange1

N'importe ! Le 7e art est un grand jeu de trompe-la-mort... et si, ainsi que nous l'écrivions il y a quelques années à propos de The Company, film quasi documentaire d'Altman sur ce monde impitoyable de la danse - art qui occupe chaque seconde de la vie de Joe Gideon dans All that jazz "... c'est la loi impitoyable, une fois le rideau fermé, le spectacle a fini d'être à jamais..." , au cinéma, fontaine éternelle de jouvence, la fin d'une histoire demeure toujours ponctuée de trois petits points : nous pourrons revoir à l'infini les exceptionnelles performances de l'acteur américain (devant les caméras de Spielberg, Pacula, Hyams, Cronenberg, Coppola, Friedkin, Fosse... excusez du peu !) décédé le 12 février des suites d'un cancer terrassant.

Alors, au diable, la mort ! Enclenchez votre dvd et...

Que le spectacle commence !

Thierry Van Wayenbergh

20:19 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Tableau noir | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roy scheider, musical, mort |  Facebook |

01/08/2007

Mortelle randonnée

serrault 1

Magnifique Michel Serrault, que les intellectuels assis rangèrent plein de mépris au rang de farceur populaire, tu laisseras une trace indélébile dans mon âme d'enfant. Merci pour tout.

 

Je n' « aime pas le réel », comme l'ami Serrault. Alors je me suis évadé, pris mes claques et mes cliques quelque temps pour oublier la vraie vie...

Donc, oui, je suis "bien" rentré. Le séjour, beaucoup trop court, ne fut pas de longue durée. J'ai l'impression d'écrire du Poiret-Serrault, là.
Temps magnifique, on a traîné sur la Nationale 7 mythique, villages perchés mirifiques, ripaille pantagruélique, prix démocratiques (forcément, j'étais soigné aux petits oignons comme un fils unique) autochtones sympathiques... je suis dithyrambique...

Allez, voyage horrifique. Retour au quotidien terrifique (dans son sens antique, c'est à dire pas franchement comique). Problèmes de fric. Papa qui évite d'un cheveu la clinique. Maman nostalgique d'un temps qu'a foutu l'camp.  L'ami Serrault nous fait la nique pour un « bon » Dieu décidément très cynique : Bergman, Antonioni... suite logique d'une nouvelle oeuvre au noir cinématographique ? Permettez, je tique !

 

Michel, comme Mocky - je suis du même signe d'ailleurs - je n'ai jamais eu l'humeur biblique. Bref, pas très catholique. Je n'entrerai pas dans ta basilique, demain à Honfleur. Accepte seulement que je lève à ta santé, puisque tu as décidé d'aller faire l'amuseur publique là-haut, mon verre de gueuze lambic !

 

Ah ? Tu espérais peut-être un panégyrique ? Désolé, je trouve ça plutôt pathétique. Puis, les yeux mouillés, ce n'est pas très pratique.

 

Dire que dans la vie véridique, j'étais persuadé que tu allais nous faire le coup du Martinet, et enterrer tous les fades et les fats que tu détestais autant que nous...

 

Saloperie d'espoir chimérique !

 

Saloperie de vie !

 

Thierry V.W.

11:32 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Tableau noir | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |