14/05/2008

Ta, ta, ta, taaa, ta, ta, ta...

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http://www.firstshowing.net/2008/05/03/final-indiana-jone...

12:25 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Les Blocks qui comptent | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : spielberg, ford, indy |  Facebook |

30/05/2007

 Ménage à Troie

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Troie, aventures, 2004, Ados, ***

1193 avant notre ère. Pâris, jeune prince de la cité troyenne, enlève la belle Hélène à son mari Ménélas, roi de Sparte, et l'infortuné a juré de se venger avec l'aide de son frère, l'ambitieux Agamemnon. C’est le début du siège de Troie par les Grecs, conduits par Achille, un guerrier hors du commun. 

Wolfgang Petersen se lance dans l'adaptation ‘’cinémégalomaniaque’’ du poème épique d'Homère, L'Illiade.

Aux commandes d'une superproduction gonflée d'effets spéciaux numériques et d'une armada des plus grandes stars de la planète, en tête desquelles Brad Pitt en héros invincible aux pectos retaillés pour la cause, le réalisateur allemand avait tout pour faire peur.

Le film commence d'ailleurs sur une confrontation pleine d'esbroufe entre les deux meilleurs guerriers des armées mycénienne et achéenne prêtes à en découdre. Puis vient le débarquement sur les plages de Troie, filmé avec un hommage appuyé au Soldat Ryan de Spielberg.

La musique emphatique traîne dans les sillons de Gladiator, les premières échauffourées aux pieds de la ville fortifiée calquent, mais en pleine lumière, les batailles rangées du Seigneur des Anneaux. Pas de doute, Petersen surfe en terrain connu et sait qu’il emprunte les voies balisées du succès de masse.

Mais plus le film avance, plus il interroge l'âme de ces soldats enserrés dans des cuirasses épaisses et abandonnés aux ordres, comme le dit Ulysse, de « grands qui palabrent ».
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 Même le redoutable Achille commence à douter de son destin face à la beauté du monde, quand elle a les traits de l'émouvante Briséis. C'est la revanche des acteurs sur le cher effet spécial, lors de scènes sublimes, comme le face-à-face entre Achille et Priam. On en vient à se réjouir de certains trucages un peu trop visibles, comme s'ils avaient été sciemment commis pour laisser éclater l'humain, beau jusque dans sa lâcheté.

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Se servant d'une grande histoire guerrière et meurtrière que son brillant scénariste malmène mais sans jamais l'édulcorer,  Petersen et ses magnifiques acteurs signent un manifeste vibrant et pas un instant naïf sur l'Homme, une belle tragédie épique leanienne, entre intime et grandiose, dont on ne peut s'empêcher d'entendre résonner l'écho sur les champs de bataille contemporains.

 

Thierry Van Wayenbergh

 

01:21 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Les Blocks qui comptent | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/04/2007

Spidey se refait une toile...

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Spiderman 2, fantastique, ados, 2004, ***

 

Peter a déniché un petit appart’ et se rend quand il peut chez tante May. Exténué par ses obligations de super-héros, un job ingrat et l’université, il a délaissé Mary-Jane. Devenue actrice célèbre, elle s’est réfugiée dans les bras d’un astronaute, mais retient son souffle chaque fois qu’elle le croise. Alors qu’Harry veut toujours la peau de Spiderman, une terrible menace se profile, sous les traits du charmant docteur Octopus…

 

Derrière un costume propret, arborant un visage débarrassé de la barbe hirsute de ses jeunes années, Sam Raimi cache un petit garçon qui continue de s'amuser et tirer la langue aux bonnes manières du monde.

 

Avec SPIDERMAN 1, le réalisateur d'EVIL DEAD, rejoignait la caste très fermée des réalisateurs de blockbusters.

Déjà il avait dynamité le genre de l'intérieur, livrant un produit, certes attendu, mais centré, chose très rare, sur la personnalité du héros et ses relations complexes tissées avec des personnages qui, même secondaires, passaient avant les effets spéciaux.

 

Cette fois, il réitère, et se fichant éperdument du dogme simpliste des marchands de tapis hollywoodiens, se paie le luxe de n’entrer dans l'action qu'après une bonne quarantaine de minutes !

Il fait ainsi siens les commandements de Hitchock, arguant qu'une bonne histoire repose sur l'attente du public et un méchant travaillé au peigne fin. C'est ici qu'il corrige le tir en opposant à un Spiderman englué dans ses angoisses existentielles le méchant préféré des bédéphiles, Doc Ock, un scientifique qui a une araignée dans le plafond et surtout des tentacules meurtriers dans le dos depuis une expérience ratée.

 

Et Raimi d'installer tranquillement son histoire après un générique de toute beauté, et de griffer au passage une société speedée et axée sur les biens matériels à travers la course effrénée de Peter Parker derrière lui-même.

 

Et l’on se plaît à penser que Tobey Maguire est bien l’incarnation idéale de ce jeune homme fragile, perclus de questionnements intérieurs, l'âme en feu dès qu'il aperçoit sa Mary-Jane, mais obligé de continuer à jouer les super-héros. Un joli personnage de chair, de sang et de mélancolie amoureuse, dont l’humanité, à peine masquée par des effets spéciaux proches de la perfection, reste le premier de nos souvenirs…

 

Th. V.W.

 


Serons-nous toujours sous le charme le 1er mai 2007 ?

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SPIDEY "TRISSE" SA TOILE...    http://www.spiderman3-lefilm.fr/

13:32 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Les Blocks qui comptent | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |