14/05/2008

Ta, ta, ta, taaa, ta, ta, ta...

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http://www.firstshowing.net/2008/05/03/final-indiana-jone...

12:25 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Les Blocks qui comptent | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : spielberg, ford, indy |  Facebook |

22/04/2008

Les amants du métro

Souviens-toi, l’été dernier... Notre brève rencontre. L’histoire d’un homme et une femme, sans chabadabadas. Il devait être minuit dans les jardins du bien et du mal quand le dernier métro, majestueux et arrogant fit une entrée fracassante dans un bruit furieux de tôles froissées. Sa lumière métallique et le soleil vert des néons nous firent entrevoir la matrice d’un monde à part. Nous errions quelque part dans le temps. Là, le trou. Les couloirs du temps nous emportèrent à un train d’enfer jusqu’au bout du monde. J’avais pris ta rame et le chaudron magique avait produit bien davantage que l’effet escompté.

« Madame De... ? », te fis-je, passant soudain de docteur Jekyll à Mister Hyde. « Mon nom est personne, laissez là votre grande illusion et... ». Tu n’eus pas le temps de poursuivre. D’une simple pression, je te précipitai avec moi dans le vide. Le grand saut.

Nous serions pour un soir ou une vie les mariés de l’An II, les premiers Roméo et Juliette des premières années cybernétiques de l’amour. La lumière métallique et le soleil vert. Nos deux corps vierges endormis sur la voie, recouverts d’un écran blanc, baignant dans la résolution optimale d’un 17 pouces à cristaux liquides.

N’était-ce pas là le fin du fin ?Pouvoir se suicider sans douleur. Mieux encore, sans mourir.D’une simple pression sur le bouton “DELETE”.

Lara, je t’aime.   

Thierry V.W.

17:22 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Échappements libres | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/04/2008

De guerre, las

The warrior
 

The Warrior, drame, ados, ***  

 

Lafcadia est un redoutable et cruel guerrier à la solde d’un seigneur tyrannique. Un jour, lors d’une nouvelle expédition punitive, le regard d’une fillette lui fait soudain prendre conscience de la cruauté de ses actes. Il tombe l’épée et largue ses comparses.Furieux, le seigneur exige sa tête et fait tuer son fils.  

 

Pour son premier long métrage, Asif Kapadia, réalisateur indo-britannique, adapte une légende du Japon féodal qu’il transpose dans les contrées sauvages du Rajasthan et les contreforts de l’Himalaya. Que raconte cette légende ? Au Moyen Âge, un homme, dont la tête a été mise à prix, assiste impuissant à l’exécution de son fils.  

À partir de ce pitch extrêmement ténu, le réalisateur a tissé une épopée guerrière aux forts accents westerniens. Si Kapadia emprunte à des canons européens – on reconnaît l’ombre de Sergio Leone dans ses cadrages frontaux serrés, et celle, plus prégnante encore de John Huston à travers le destin tragique de son héros solitaire, dans presque chaque plan de Warrior -, c’est pour mieux les transcender et nous emmener au-delà de nos propres peurs, dans un récit puissant, si simple dans sa pureté et tellement complexe dans sa finalité : comment transformer ce désir compréhensible de vengeance, seul fil qui relie encore le guerrier à l’existence ?   Fabuleux voyage auquel nous convie le réalisateur, contemplatif comme un long et fulgurant poème humain tracé par une caméra au lyrisme et au verbe retenu : celui de la rédemption d’un tueur.  

Deux personnages splendides traversent cette aventure humaine : le guerrier, bien sûr, roc dont on perçoit petit à petit la fragilité des fondations, et le paysage, littéralement habité des tourments du héros. On voit ainsi l’image se draper de sérénité à mesure que Lafcadia se dépouille de son manteau d’horreur. Alors qu’il emplissait l’écran dans le désert de sa rage dévastatrice, le voilà à présent, machine à tuer redevenue homme, infiniment humble face à la magnificence des montagnes. 

On mesure le chemin (spirituel) parcouru. Et tout cela sans didactisme, sans la moindre esbroufe, au bout d’une merveilleuse histoire presque sans parole. Portée divinement par un acteur dont la densité incroyable transperce la pellicule à chaque image. 

Éblouissant !

Th. V.W.

19:07 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Ciné-découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revenge movie, inde |  Facebook |