06/07/2007

Vacances à la mer

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Moby Dick (1956)
 
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Jaws (1975)

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Orca (1977)
 
 
 
                                   
 
 
                                  
                 
 
       "La mer, toujours recommencée"
               (Paul Valéry)
 

 

 

22:56 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/06/2007

26 mai 2007, les 100 ans du dernier des géants

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« Pendant le tournage du film Le dernier des géants avec James Stewart, au début, nous faisions tout pour essayer de lui faire oublier que ce film pouvait être le résumé de son destin. Nous nous sommes rendus compte qu'il avait l'élégance de faire semblant de ne pas se rendre compte de nos attentions. D'autre part, tout au long de notre travail, j'ai découvert un homme sensible à l'extrême, presque un écorché, un être fragile autant que solide, tout aussi vulnérable à la souffrance que prompt à la combattre. De plus, il était cultivé, toujours aussi curieux intellectuellement qu'intransigeant moralement. Enfin, il s'est constamment montré attentif, élégant pour une femme. Mon admiration pour l'acteur a été grâce à ce film, équilibrée par l'estime portée à l'homme. »
                                                        

                                          (Lauren Bacall)

 

 

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« J'éprouve une affection toute particulière pour John Wayne. Dans tous les films qu'il a tournés avec Ford, il était splendide. Ce fut un acteur unique. Il l'a été d'autant plus pour moi que lors de sa dernière apparition en public, lors de la remise des oscars en 1979, c'est lui qui m'a remis celui destiné à Voyage au bout de l'enfer. J'ai grandi en voyant tant et tant de ses films que, tout à coup, me retrouver à ses côtés, sur la même estrade de L'Academy Awards a été un des moments les plus bouleversants de ma vie. »
                                                                      

                                      (Michael Cimino)

 

 

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« To the people throughout the world, John Wayne is not just an actor, and a very fine actor - John Wayne is the United States of America. »

 

                                  (Maureen O’Hara)

 

 

01:56 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/05/2007

Le cinéma populaire est mort, vive le cinéma d'auteur!

Palmarès

Voilà.

 

La Quinzaine... enfin, la douzaine est pliée. Démontée, époussetée, empaquetée, remisée. Laissant comme toutes les vacances des souvenirs amers, émus, poétiques, des noms sur le sable ressassés mille fois par la Grande Bleue, oubliés éternels. En effet, combien de temps de vie pour Cristian Mungiu dans les salles obscures de notre si surréaliste Belgique une fois sorti de son cocon cannois ? Certainement pas 4 mois, 3 semaines et 2 jours...

 

Car c'est bien connu, l'or des Palmes ne résiste pas au désir d'évasion du grand public. Pas plus que les atours chatoyants de princes des toiles, les grosses berlines, les ray-ban arrogantes, les poses de précieuses ridicules, le champagne, les crépitements de flashs, le strass et les paillettes, le tapis rouge enfin, à l'état de délabrement de notre pauvre monde.

 

Dans ce jeu de miroirs, ce furent Delon et sa broche scintillante formant le mot "STAR" les plus en phase avec ce douloureux paradoxe cannois. L'acteur, dans son refus obstiné de tomber dans l'oubli comme le commun des mortels, rappelant pour la remise du Prix d’interprétation féminine la sublime Romy du royaume des ombres avec une trombine pliée, démontée, époussetée, empaquetée, bref, prête à être remisée, s’est montré pathétique et en fin de compte joliment humain. 

 

« Humain », tel a été en effet le fil rouge des films se répondant de loin en loin, projetés à Cannes cette année. Qu'ont-ils raconté, en ce soixantième anniversaire, les longs métrages en compétition officielle ? Précisément ce que le spectateur lambda et Delon ne veulent plus voir : un instantané de leur vie de tous les jours, dans tout ce qu'elle présente de plus misérable et sublime à la fois, mais aussi son pourrissement, sa fin inéluctable. Avec une violence toute tarantinesque ou avec la douceur radicale de Naomi Kawase. Tant pis pour Delon et le lambda, Frears avait prévenu dès l'entame qu'il était grand temps d'en finir une fois pour toute avec le cinéma pop-corn qui nous bouche tant la vue !

 

Ainsi, en choisissant de mettre en valeur une génération montante de jeunes auteurs de pays émergeants (Marjanne Satrapi, Naomi Kawase, Fatih Akin...), le très Britannique président du Jury a sacrément séduit le cinéphile que nous sommes. Mais il a aussi désappointé le fou de cinéma qui sommeille en nous. Pourquoi donc avoir délibérément laissé de côté dans ce palmarès la vitalité retrouvée des frères Coen et leur No country for old men ou encore l’opus noir d’encre de James Gray, We own the night ? L’épuré Zodiac de Fincher le prédestinait  au Prix de la Mise en scène. Mais lui aussi a fini aux oubliettes…

 

Bourrée d’humanité, vibrante, universelle, la cuvée 2007 avait de quoi jeter un pont, mieux, de pacser, au moins pour quelques jours, le cinéma d’auteur et le ‘’cinoche populaire’’, trop souvent posés en frères ennemis par d’habiles et prétentieux théoriciens qui, croyant le servir, tendent leur main gauche en plein dans la face de notre bon vieux 7e art. 

S’ils continuent de refuser l'évidence, à savoir que c'est de la fusion des genres que naîtra le salut du cinéma, il finira plié, démonté, épousseté, empaqueté.

Remisé...

 

Thierry Van Wayenbergh

 

18:25 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |