02/09/2007

Des nouvelles de mon complice de Ciné-Cure

Parti pour la troisième fois en vacances en 1 mois et demi, mon compagnon filmatéliste, qui n'en est quand même pas à une près, m'envoie une sorte de message en forme de simili-rébus.

L'ami doit penser que je suis un adepte des sagas de l'été aussi acidulées que françaises, et que je vais m'amuser à recomposer le puzzle de sa si bouillonnante existence, lors que j'ai bien d'autres choses sur le feu, comme par exemple, vous entretenir de la vision européenne de la mort dans le cinéma de Bergman, du cinéma américain des années soixante-dix, comme l'entendent les Hexagonaux, de la rigueur du cadre chez Angelopoulos ou encore de l'admiration de notre Ingmar précité pour Tarkovski. Bref, remplir des trous béants de l'inculture cinématographique du bon Clinque tenant Louis de Funès et Mario David pour les plus grands acteurs du monde, et Max Pecas comme le maître à filmer par excellence !!?

Oserions-nous écrire ici que ce prétendu cinéphile fit des pieds et des mains pour que soit nommé au César du Meilleur Acteur, eu égard à sa splendide performance dans Camping, le ‘’troublant’’ Franck Dubosc ?!   

                                                                                                                Avais-je fait fausse route, lorsque nous nous rencontrâmes voici quelques années sur les bancs en bois dur d'un collège rigide et que je lui fis l'insigne honneur de lui offrir mon amitié, par respect pour son regard tragique de piou-piou blessé et son humour mordant ?

Je sais que le Temps patine parfois avec une vigueur redoublée certains humains plus que d'autres et que non, nous ne sommes pas égaux, mais mon bon vieux Clinckart ne serait-il pas devenu la version (fausse) brune et masculine de la très pointue - même si elle n'a rien d'une flèche - C. I., égérie  "cinéphilique" d'une chaîne publique belge francophone en pleine déliquescence ? La chaîne, hein, pas la fille, rassurez-vous ! Ceci dit, je préfère mille fois subir les assauts répétés de Leatherface et sa Black et Decker tournoyante à ceux d'Hugues-face d'éther et sa Blonde à pervers énervante assise sur son Q.I. Mais je m'égare (ou-Garou, le passe-muraille).Voici donc en substance ce que le bon vieux Clinque m'a envoyé, et qui a tous les atours, faut il le préciser, d'une bouteille à la mer. 

«  Mon bon Thierry (il dit toujours « mon bon Thierry » quand il a des problèmes), il m'en arrive encore une bonne...

Bien décidé à passer un Coup de torchon sur mes mauvaises habitudes, je suis parti faire une retraite montagneuse, loin du tumulte de ma misérable existence et des soubresauts très cinématographiques de mes amours passagères.

J'ai donc fait ni une ni deux : après 


lultime

sur


L'argent de la vieille

qui coule peinardos des Jour(s) de fête dans un home sympa avec Vincent, François, Paul et les autres, je suis parti, tel L'Aventurier, à bride abattue sur le chemin rocailleux de ma Redemption.

Autrement dit, un charmant petit hôtel ***** Sur Les chemins de la haute ville. Qu'elle était verte, ma vallée ! d'où s'élevait, bruissant, Le Cri du cormoran, le soir au-dessus des jonques... Le Paradis, mon vieux, une Divinidylle !

Mais, tu le sais, rien à faire, j'ai toujours été Le jouet de La Malédiction. Je te raconte comment je suis arrivé à cet Hostel...

À peine sur la route, voilà que se multiplient devant moi comme dans un mauvais rêve les Taxi, roulotte et corrida. Et bientôt, me v'là coincé dans 

gembouteillage!

Je n'ai pas bougé d'un pneu. Tu me connais, quand je prends l'automaboule, je suis frais comme Philippe Léotard, ou Michel Daerden, enfin, tu vois, quoi : je gère et je suis avec application la ligne blanche...

ligne blanche

Toujours est-il que je me suis retrouvé dans le Taxi 4, en direction du Quai des orfèvres du coin. Tout ça parce qu'il m'était venu l'idée saugrenue, selon la Police, de cueillir Les Fraises sauvages en attendant que ça se ‘’fluidifie’’, comme on dit à Info-Traffic et que, soi-disant, c'était l'hiver vu les perturbations climatiques. Enfin, qu'accessoirement, je n'avais pas prêté attention aux

Feux rouges!

T'aurais vu la gueule des Keufs qui s'attendaient à transcrire Les Confessions d'un homme dangereux. En lieu et place, je leur ai tendu un paquet de Petites coupures de Ma Mère... et ils les ont acceptées bien volontiers. Ah, Les Ripoux !

Par contre, l'autre, qui tenait parfaitement sa droite et s'est emplafonné sur ma berline (je te rassure, on n'y voit pas L'Ombre d'un soupçon de griffure ! [pourquoi, il me ‘’rassure ? C'est SA caisse. Moi, je devrais travailler 5 ans pour me payer une jante de son bolide !]) est resté en Garde à vue pour s'expliciter de son inconduite vis-à-vis d'un Baron de l'écluse (c'est vrai que pour écluser, j'écluse, ah, ah, ah !!) et s'est vu retirer 6 points sur son permis de séjour. J'ai eu envie de lui glisser quelques biftons et lui dire avec mon irrésistible faconde « Prends l'oseille et tire-toi ! », mais je me suis vite ravisé. C'est vrai, quoi, dans la vie, il y a Les Uns... et les autres, et  manifestement, nous n'étions pas nés du même côté du mouchoir en soie ! Lui lorgnait vers les Affreux, sales et méchants, tandis que moi c'est plutôt
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Bref, de lui à moi, en toute modestie, on franchit allègrement les Six degrés de séparation !

Après toutes ces péripéties, j'arrive enfin au Grand Hôtel. Je bois un Tango et (je paie) Cash les quelques 6 semaines de récupération bien méritées (c'est que notre ami filmatéliste aime Les - trrrrrrrès - grandes vacances !) que j'allais y passer, loin de me douter de la suite des événements.

La Fin du jour s'annonçait. Je suis allé bâfrer un somptueux Buffet froid, avant de penser à regagner ma Chambre avec vue sur la vallée dont je t'entretenais plus haut. La fameuse suite 2046 où, j'en mets tel mon vieil ami, le baron Empain, mon doigt à couper : Mes nuits sont plus belles que vos jours.

Alourdi par mon plantureux repas (ma Grande bouffe, quoi !), je gravis péniblement l'escalier. Premier étage. Hors d'haleine, je salue L'Ami américain et Annie que je croise dans le Hall, quand tout à coup, j'entends le chant mélodieux et plaintif de La Môme d'en haut. Une voix, mon vieux, t'as pas idée ! Le genre qui te met la tocante à l'envers et te donne de furieuses Ailes du désir !

La preuve,


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Les 39 marches

qui me séparaient désormais de la félicité, d'un bonheur qu'on pense n'exister qu'en 24 images/secondes, je les ai franchies d'un coup d'un seul. Comme si je glissais Sur les ailes de la danse ! J'ai frappé à sa porte... et suis entré sans attendre sa réponse...

Et là... Ninotchka (expression mêlée d'exclamation et d'admiration dans les hauts quartiers d'Ixelles) ! La Divine créature que voilà !


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« Mon Ange, ma Belle de jour, ma Comtesse aux pieds nus ! », que je lui fais.

« Écoute, mon petit bonhomme, il n'y a pas que les pieds, j'te signale, et je crois pas t'avoir invité à discuter l'bout d'gras ! Puis, si c'est pour me faire du gringue, je t'arrête illico : j'ai déjà un régulier, mon Jeannot, un tatoué, un dur qui sent bon le légionnaire, un vrai de vrai. Je te ferai signe, l'asticot, le jour je donnerai dans l'assistanat social. Mais pour l'heure, j'suis comblée. Tu m' comprends ? »

Et depuis ces moments d'osmose parfaite, pas une lettre, pas un coup de téléphone, rien, nada ! Ma plus grande histoire d'amour est partie à vau-l'eau. J'ai décidé d'errer indéfiniment Quelque part dans le temps. Préviens nos lecteurs. C'en est trop. Adieu ! »

Ami lecteur, pardonne-moi de n'avoir pas, comme toi, la larmichette à l'œil devant cet édifiant récit. C'est que moi je connais bien l'animal, il me fait le coup en moyenne une bonne dizaine de fois par an : en gros, chaque fois qu'il est en vacances !

Thierry Van Wayenbergh

00:27 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/08/2007

La légende de Jimi

Woodstock Jimi_Hendrix
      

           Dieu était Noir et jouait de la guitare à six cordes...

00:44 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, musique, festival |  Facebook |

04/08/2007

L'ange des médi-tations cinéphiliques

tarkovski1

 

« Tous mes films, d'une façon ou d'une autre, répètent que les hommes ne sont pas seuls et abandonnés dans un univers vide, mais qu'ils sont reliés par d'innombrables liens au passé et à l'avenir, et que chaque individu noue par son destin un lien avec le destin humain en général. Cet espoir que chaque vie et que chaque acte ait un sens, augmente de façon incalculable la responsabilité de l'individu à l'égard du cours général de la vie ». (A. Tarkovski) 

 

Le Temps scellé : de l’Enfance d’Ivan au Sacrifice, éd. de l’Étoile/Cahiers du Cinéma, 1989

 

13:37 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |