12/08/2008

Bijou de famille

Le premier

En deux films à peine, le Français Rémi Bezançon s’impose comme un véritable réalisateur à l’univers très personnel. Auteur du prometteur Ma vie en l’air, le cinéaste s’attaque au thème archi-éculé de la famille, mais avec une idée géniale : filmer le jour le plus marquant dans la vie de chaque membre d’un petit clan, les Duval et leurs trois enfants, sur une période d’une douzaine d’années. Cinq jours particuliers, cinq chapitres du film qui influent sur le devenir de la petite famille, commençant par le départ d’Albert, le frère aîné, du cocon familial amoureusement entretenu par une maman en butte au temps qui passe.

Jamais apparente, la mise en scène faite d’ellipses et d’allers-retours quasi invisibles dans le récit, tient pourtant du phénomène dans un genre généralement plat. Une pauvre Cendrillon égarée sous un abribus, une femme qui essaie de retrouver le souffle de son mari, le regard mélancolique de Gamblin devant la statue du Commandeur… On ne compte plus les images inoubliables d’un film original, tonique, constamment inventif et poétique, au diapason d’acteurs épatants, légers, drôles, sensibles et d’une confondante vérité.

Un film pour toute la famille – et ce n’est pas une formule – dont on ne regrette qu’une chose : qu’il y ait le mot « fin ».

 

T.V.W.

 

17:02 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Ciné-découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pio marmai, transmission, bezancon, deborah francois |  Facebook |

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