29/03/2008

Vous reprendrez bien un peu de cervelle ?

Cabin fever
 

Cabin Fever, horreur, AD, *

Deux filles et trois gars ont loué une cabane perdue au fond des bois pour oublier le stress des examens . Le soir, alors qu'ils se racontent des histoires à se faire peur autour d'un feu de camp, un homme surgit de nulle part et leur demande de l'aide. Secoué de spasmes, l'individu se met à vomir des nappes de sang. Après lui avoir bouté le feu accidentellement, les cinq copains se retranchent dans leur fort isolé. Quelques heures plus tard, Karen ne se sent vraiment pas bien...

Très loin de la brillance de 28 Jours plus tard auquel il fait
inévitablement penser, Cabin fever contient tous les éléments constitutifs du slasher-movie, entendez par là film d'horreur de série Z, mis en pièces par Scream : des jolies pépées bien roulées au QI inversement proportionnel à leur plastique et dont le réalisateur s'amuse à voir se décrépir le physique (la scène de la douche et celle où on achève Karen à coups de pelle sont particulièrement éloquentes), du cul... oui, des gros lourds libidineux qui ont le sexe entre les oreilles et l’arme à la main, une maison isolée, des bois inquiétants, des autochtones suspicieux et suspects, du sang, du bon, du qui gicle, des membres (c'est à qui ce pied ?) et, last but not least le dépeceur furieux, le croque-mitaine amateur de chair fraîche, d'un genre particulier cette fois, parce qu'on ne le voit jamais, et pour cause, c'est un virus mortel façon Ebola qui bouffe nos ados fêtards de l'intérieur pour littéralement dégurgiter leurs entrailles sur l'écran.
Pas besoin de vous faire un dessin, c'est un film pour amateurs de
"tripes-tease", de boyaux et d'organes bien sanguinolents. Et, à propos d'organes, il faut vraiment avoir l'estomac bien accroché pour supporter les 30 dernières minutes de cette pochade horrifique forcément prévisible, où Eli Roth - ami de Tarantino et réalisateur des percutants Hostel 1 & 2-, n'y tenant plus de se plier au devoir de suggestion, de toute façon battu en brèche par la platitude de sa réalisation, lâche, déverse la sauce, d'un seul coup. C'est tellement gros qu'on dirait une bonne blague grasse d'étudiant potache, bien décidé à remporter le prix de la "plus dégueulasse".
Et, dans le genre, c'est plutôt réussi.

Thierry Van Wayenbergh

16:04 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Échappements libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romero, horreur, slasher, roth |  Facebook |

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