06/07/2007

Vacances à la mer

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Moby Dick (1956)
 
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Jaws (1975)

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Orca (1977)
 
 
 
                                   
 
 
                                  
                 
 
       "La mer, toujours recommencée"
               (Paul Valéry)
 

 

 

22:56 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Trois petites notes de musique à Cannes

Petit coup de rétro cannois...

musique Cannes

Cannes, 60 ans de cinéma (éd. Milan, 21 mai 2007)

 

A l'occasion de ses 60 ans, Cannes la Belle se voit gratifiée d'un hommage musical édité par Milan.

Une compilation de 17 titres piochés un peu à l'aventure dans le large répertoire musical cannois qui n'accordera certainement pas ses violons avec le béophile un tant soit peu exigeant.

L'amateur curieux, lui, pourra ''faire ses courses'' parmi quelques solides noms tels le compositeur attitré de Lynch, Angelo Badalamenti, ou encore Bernard Herrmann (Taxi Driver, après avoir habillé musicalement nombre de films de tonton Hitch), Nino Rota (La Strada, La Dolce Vita, The Godfather)...

1. La Nuit américaine
2. Le Tambour
3. Fitzcarraldo / Les Ailes du désir
4. Bicher
5. Mulholland Drive
6. A world apart
7. Mystery Train
8. Crash
9. Taxi driver
10. Le Troisième homme
11. La Dolce vita
12. Sur (Le Sud)
13. Un homme et une femme
14. Caro Diario (Journal intime)
15. Papa est en voyage d'affaires
16. Yol
17. Solaris

Th. V. W.

18:56 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans B.O.F. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/07/2007

Porno so(f)t

anato1Anatomie de l'enfer, drame, 2004, adultes, *
 La chaleur moite d'une boîte gay. La musique techno bat son rythme, tandis que les corps s'abandonnent. Elle a frôlé son bras. Il la rejoint aux toilettes. Après avoir tenté de se suicider, elle lui propose un étrange marché. Contre rétribution, pendant quatre nuits, il devra la regarder "par là où elle n'est pas regardable"...  
 
Le film s'ouvre sur une scène des plus explicites : une petite fellation entre amis.

Catherine Breillat, visiblement séduite, poursuit sa Romance avec Rocco Siffredi, que tout le monde connaît, mais avouer l'avoir vu replongerait à coup sûr l'auteur de ce terrible coming out dans la honte de son adolescence et de la découverte de son sexe.

rocco
C'est précisément pour cela qu'on l'aime, Breillat, parce qu'elle vient gratter le vernis social dont on s'est recouvert par conformité imbécile et aveugle à la norme.

Elle offre le corps de Casar - véritable œuvre picturale - en pâture à un homme qui aime les hommes. Il la regarde, pénètre la chair blanche, pleure de honte, boit une infusion très spéciale.

Casar
Breillat filme bien son propos, mais l'expose de façon confuse, se contentant d'aligner quelques saynètes choc qui n'ont in fine rien de choquant. Parce que, tant qu'à être courageuse, elle aurait pu aller au bout de ses intentions. Car en fin de compte, qu'apprend-t-on au détour de ce huis clos ?Pas grand-chose. Que Rocco joue comme un manche, sauf dans une très belle scène.Que Breillat aime les femmes à la peau blanche couchées sur le flanc.Qu'elle n'aime pas les hommes qui les désirent, parce qu'ils les transforment, d'un simple regard, en choses obscènes, sales, indignes.Que ce faisant, ils ont depuis toujours érigé autour d'elles des prisons dorées - religion, morale, politique... sexe - pour disent-ils, protéger les femmes. Et selon Breillat, si les mâles ont élevé ces murs de la honte, c'est parce qu'ils ont peur d'elles, de leur liberté, de leur entre-jambes, de leur sang. Elle n'a pas franchement tort.Mais que la démonstration est laborieuse !Voyage au centre de la chair, Anatomie de l’enfer est un film paradoxalement désincarné, glacé, dénué de tout soupçon d'humanité et lourd à en faire rire de références poético-christiques... Une réalisation indigne de l'intelligence de son auteur.  Thierry Van Wayenbergh

16:57 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Ciné-découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |