02/04/2007

Spidey se refait une toile...

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Spiderman 2, fantastique, ados, 2004, ***

 

Peter a déniché un petit appart’ et se rend quand il peut chez tante May. Exténué par ses obligations de super-héros, un job ingrat et l’université, il a délaissé Mary-Jane. Devenue actrice célèbre, elle s’est réfugiée dans les bras d’un astronaute, mais retient son souffle chaque fois qu’elle le croise. Alors qu’Harry veut toujours la peau de Spiderman, une terrible menace se profile, sous les traits du charmant docteur Octopus…

 

Derrière un costume propret, arborant un visage débarrassé de la barbe hirsute de ses jeunes années, Sam Raimi cache un petit garçon qui continue de s'amuser et tirer la langue aux bonnes manières du monde.

 

Avec SPIDERMAN 1, le réalisateur d'EVIL DEAD, rejoignait la caste très fermée des réalisateurs de blockbusters.

Déjà il avait dynamité le genre de l'intérieur, livrant un produit, certes attendu, mais centré, chose très rare, sur la personnalité du héros et ses relations complexes tissées avec des personnages qui, même secondaires, passaient avant les effets spéciaux.

 

Cette fois, il réitère, et se fichant éperdument du dogme simpliste des marchands de tapis hollywoodiens, se paie le luxe de n’entrer dans l'action qu'après une bonne quarantaine de minutes !

Il fait ainsi siens les commandements de Hitchock, arguant qu'une bonne histoire repose sur l'attente du public et un méchant travaillé au peigne fin. C'est ici qu'il corrige le tir en opposant à un Spiderman englué dans ses angoisses existentielles le méchant préféré des bédéphiles, Doc Ock, un scientifique qui a une araignée dans le plafond et surtout des tentacules meurtriers dans le dos depuis une expérience ratée.

 

Et Raimi d'installer tranquillement son histoire après un générique de toute beauté, et de griffer au passage une société speedée et axée sur les biens matériels à travers la course effrénée de Peter Parker derrière lui-même.

 

Et l’on se plaît à penser que Tobey Maguire est bien l’incarnation idéale de ce jeune homme fragile, perclus de questionnements intérieurs, l'âme en feu dès qu'il aperçoit sa Mary-Jane, mais obligé de continuer à jouer les super-héros. Un joli personnage de chair, de sang et de mélancolie amoureuse, dont l’humanité, à peine masquée par des effets spéciaux proches de la perfection, reste le premier de nos souvenirs…

 

Th. V.W.

 


Serons-nous toujours sous le charme le 1er mai 2007 ?

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SPIDEY "TRISSE" SA TOILE...    http://www.spiderman3-lefilm.fr/

13:32 Écrit par Thierry Van Wayenbergh dans Les Blocks qui comptent | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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